mercredi 14 mars 2012

Aspartame : une polémique de longue date

L'aspartame, édulcorant de synthèse, est utilisé dans un grand nombre de produits et autorisé dans de nombreux pays. Son pouvoir sucrant est environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. La controverse autour de l'aspartame dure depuis de très nombreuses années.
Dès 1977, la FDA (Food and Drug Administration), refuse au groupe Searle d'agrémenter une molécule : l'aspartame ; elle demande même une procédure pénale après avoir découvert de nombreuses erreurs dans les tests de toxicité présenté par la Searle. Mais après la nomination de Donald Rumsfeld à la présidence du groupe Searle, la situation se débloque. Le procureur chargé de l'enquête pénale démissionne de ses fonctions et rejoint le cabinet d'avocats de Searle. Ronald Reagan nomme à la tête de la FDA, Arthur Hull Hayes, ancien chercheur pour le Pentagone, qui autorise la mise sur le marché de l'aspartame, contre l'avis du comité scientifique. La commercialisation de ce produit aurait permis à la société Searle d'engranger, sous la direction de Rumsfeld, de substantiels bénéfices. (Chicago Tribune) De nombreuses études ont été publiées depuis, dont deux plus essentielles: En 2005, des chercheurs de la Fondation européenne Ramazzini, à Bologne (Italie), présentent à la presse une étude menée sur des rats semblant montrer un effet cancérigène sur le cerveau. Fin 2010, la polémique est relancée par deux études. La première porte sur près de 60 000 femmes enceintes et conclut à un risque plus élevé de naissances avant terme pour les femmes qui consomment des boissons gazeuses aux édulcorants artificiels, la seconde toujours menée par l’Institut Ramazzini conclut que l'exposition à de hautes doses d’aspartame chez les souris induit des tumeurs au foie et au poumon chez les mâles uniquement. La validité de ces études est cependant mise en doute dans un rapport de l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) : rapport ANSES Février 2011. Plus récemment en 2011,à la question posée par le Réseau Environnement Santé (RES) à l'EFSA (European Food Security Authority), il est répondu: "L'EFSA ne dispose pas du dossier de demande d'autorisation de l'aspartame qui devait contenir ces études. Par ailleurs, les contacts que nous avons eus avec nos collègues de la Commission européenne semblent indiquer que la Commission ne dispose plus de ce dossier". Des études complémentaires ont été mises en place par l'EFSA dont les conclusions devraient être rendues en 2012 Une lettre ouverte a également été remise le 15 Novembre au ministre de la santé par le RES : Lettre ouverte, accompagnée d'une note sur la relation entre boissons gazeuses "light" et prématurité : RES 16-01-2012

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